Un 4 juillet américain accusé d’être partisan, suite au manœuvre de Donald Trump

Le  4 juillet est le jour de l’Indépendance aux États-Unis, ce qui correspond au 14 juillet en France. Cependant, contrairement à cette dernière, cette fête américaine n’a pas la dimension politique ou miliaire que celle de la fête nationale française. Pour être plus précis, il s’agit d’un jour férié que l’on passe habituellement en famille, habillé en rouge blanc bleu, autour d’un barbecue ou bien d’un pique-nique.

Par exemple, à New York, on peut profiter du concours du plus grand mangeur d’hot-dogs ou encore aux feux d’artifices en fin de journée. Le tout étant également diffusé à la télévision. Habituellement, les présidents américains restent à la Maison Blanche afin d’observer le tout, sauf que concernant Donald Trump, ce dernier a souhaité se démarquer en essayant d’en faire un 14 juillet.

Étant venu assister à la fête nationale française en 2017 suite à l’invitation d’Emmanuel Macron, le président américain a gardé ce très bon souvenir en tête. Il avait été clairement impressionné et avait tout de suite annoncé qu’il souhaitait faire la même chose à Washington. Cependant, la problématique est que l’opposition à ce projet est féroce, que ce soit à la mairie de Washington ou même chez les hauts gradés du Pentagone.

La volonté de bousculer les traditions

C’est un fait, les américains ne sont pas habitués à une tradition de défilé militaire, mis à part en retour de guerre. Pour attester de cela, un sénateur républicain a tenté de raisonner le président en lui expliquant qu’en tant que première puissance militaire au monde, il n’y a pas besoin de frime. Mais cela ne semble pas avoir dissuadé Donald Trump dans son ambition.

Et c’est la même situation du côté de ses opposants dont la résistance ne faiblit pas, ces derniers lui associant une fascination pour l’autocratie. Pour reprendre leurs mots, ils le voient comme un « Napoléon en devenir », selon les dires d’une démocrate au Congrès. D’autres y voient une attitude narcissique, ce qui n’est pas forcément faux non plus, alors que lui-même a échappé à la guerre du Vietnam suite à l’achat d’une dispense médicale par son père.

Tout cela pour dire que cela fait deux années que Donald Trump a ce défilé militaire en tête. Il avait tenté de le mettre en place pour le 11 novembre, et pour ce 4 juillet, il n’était pas très loin d’atteindre le résultat qu’il attendait tant.